bibliothèque municipale de LyonBase Affiches
Cote : AffP0288
Artiste :
Titre : Principes de la communauté
Commanditaire : Etat français
Date : 1940-1944
Technique : lithographie
Dimension : 75 x 55 cm
Inscription(s) :
Descripteurs : deuxième guerre mondiale ; France ; Etat français ; régime de Vichy ; Pétain Philippe ; chêne ; feuille ; hache ; francisque
Texte de l'affiche : travail, famille, patrie ; I L'homme tient de la nature ses droits fondamentaux. Mais ils ne sont garantis que par les communautés qui l'entourent : la famille qui l'élève, la profession qui le nourrit, la nation qui le protège. ; II Reconnaître à l'homme des droits sans lui imposer des devoirs, c'est le corrompre. Lui imposer des devoirs sans lui reconnaître des droits, c'est l'avilir. ; III La liberté et la justice sont des conquêtes. Elles ne se maintiennent que par les vertus qui les ont engendrées : le travail et le courage, la discipline et l'obéissance aux lois. ; IV Les citoyens doivent travailler à rendre la société toujours meilleure. Ils ne doivent pas s'indigner qu'elle soit encore imparfaite. ; V L'esprit de revendication retarde les progrès que l'esprit de collaboration réalise. ; VI Tout citoyen qui cherche son bien propre hors de l'intérêt commun, va contre la raison et contre son intérêt même. ; VII Les citoyens doivent à la Patrie leur travail, leurs ressources et leur vie même. Aucune conviction politique, aucune préférence doctrinale ne les dispensent de ces obligations. ; VIII Toute communauté requiert un chef. Tout chef, étant responsable, doit être honoré et servi. Il n'est plus digne d'être un chef dès qu'il devient oppresseur. ; IX L'Etat a pour fins la sécurité, le bonheur et la prospérité de la Nation. Il doit au criminel le châtiment, à l'innocent la protection, à tous la souveraineté des lois. Ces hauts devoirs définissent sa mission. Il ne l'accomplit qu'en exerçant l'autorité dans la justice. ; X L'Etat doit être indépendant et fort. Aucun groupement ne peut être toléré, qui opppose les citoyens les uns aux autres, et tend à ruiner l'autorité de l'Etat. Toute féodalité met en péril l'unité de la Nation. L'Etat se doit de la briser. ; XI L'Etat demande aux citoyens l'égalité des sacrifice : il leur assure en retour l'égalité des chances. ; XII L'Ecole est le prolongement de la Famille. Elle doit faire comprendre à l'enfant les bienfaits de l'ordre humain qui l'encedre et le soutient. Elle doit le rendre sensible à la beauté, à la grandeur, à la continuité de la Patrie. Elle doit lui enseigner le respect des croyances morales et religieuses, en particulier de celle que la France professe depuis les origines de son existence nationale. ; XIII Ni la naissance, ni la fortune ne confère le droit au commandement. La vrai hiérarchie est celle du commandement et du mérite. ; XIV L'économie d'un pays n'est saine que dans la mesure où la prospérité des entreprises concourt au bien général de la Communauté. ; XV La fortune n'a pas seulement des droits ; elle a aussi des devoirs proportionnés aux pouvoirs qu'elle confère. ; XVI L'Etat délègue à ses fonctionnaires une part de son autorité et leur fait confiance pour l'exercer en son nom ; mais pour cette raison même, il punit leurs défaillances avec une sévérité exemplaire. ; Ph. Pétain