bibliothèque municipale de LyonBase Affiches
Cote : AffP0293
Artiste :
Titre : L'Etat arnaque
Commanditaire : Individualistes Libertaires en liaison
Date : 1975
Technique : photocopie
Dimension : 42 x 30 cm
Inscription(s) :
Descripteurs : propagande ; emprisonnement ; prison ; homme ; nu ; nudité ; sexe
Texte de l'affiche : La démocratie bourgeoise vient de reconnaître du bout des lèvres (cf ci- contre), un statut spécial nominatif, pour les 6 emprisonnés pro-GARI ; peut-on vraiment parler d'un statut politique, comme ce fut le cas lors de la guerre d'Algérie ou pendant d'autres périodes d'agitation gauchiste (Geismar, Krivine, etc... ?) Pourquoi ne veut-elle pas reconnaître cette réalité politico-sociale ? - Parce qu'elle veut sauvegarder le mythe des libertés politiques sous le règne de la démocratie. - Parce qu'elle veut garder un "prestige de liberté" sous sa défroque libérale. Pour nous, la démocratie n'est que la dictature de la bourgeoisie sur le prolétariat et un système de gestion du capital ; quelle que soit la clique, de droite ou de gauche, au pouvoir, car sous son règne l'oppression par le salariat, sur la classe exploitée, demeure la même que sous les régimes fascistes. Pour elle, la dictature c'est : Franco le partenaire d'Hitler et on lui tend la main ! Notre but est la destruction de toutes les prisons (Familles, Ecoles, Casernes, Usines, Prisons), etc... Mais cela ne peut être le fait que de la Révolution Sociale. L'action réformiste juridique entreprise par certains révolutionnaires aujourd'hui pour arracher un statut politico-social à la bourgeoisie française ne s'inscrit pas comme une volonté de privilège de la part de ceux-ci, mais a pour but d'ouvrir une brèche dans l'expression extrêmiste de la société de classe : La prison. Cette brèche pouvant être utilisée par tous ceux qu'on appelle les "droits communs" à la condition qu'ils expliquent politiquement et socialement leurs actes, qu'ils accèdent par eux-mêmes et pour eux-mêmes à la conscience de classe de leurs actes ; contribution nécessaire à l'accentuation des luttes de classe dans les taules : - Dans la mesure où 95 % des prisonniers sont des prolétaires qui enfreignent la loi capitalo-bureaucratique de la propriété privée et de la morale liée à celle-ci. - Les 5 % sont des capitalistes trop expéditifs dans l'exploitation de la force de travail (maquereaux, escrocs, truands de la drogue et du rackett, etc...). Pratiquement : notre lutte se poursuit pour : a) Amnistie générale pour les copains libertaires emprisonnés. b) assistance juridique pendant la garde à vue. c) Droit à la liberté d'expression pour les révolutionnaires emprisonnés (camarades pro-GARI et les divers Autonomistes). d) Droit de pouvoir rencontrer d'autres personnes que leur famille (journaliste, médecin, copains) e) Droit de rapport sexuel en prison (hétéro et homo) ceci par l'établissement de chambre sexuelle comme dans les taules du capitalisme avancé, avec l'application des possibilités contraceptives et avortives ; Cela étant une exigence humaine minimale. f) Droit au S.M.I.G. comme pécule pour tous les emprisonnés quel que soit leur régime, unification des deux catégories sous l'appellation de Travailleurs. Ceci implique pour les travailleurs restés à l'extérieur des murs une lutte commune contre les mêmes exploiteurs. (Qu'ils s'appellent Parti Communiste avec les boulots sur-exploités sur les gadgets du journal Pif ou les épingles Bonus etc...) travaux exécutés dans les prisons. ; Des Individualistes Libertaires en liaison ; Les militants du GARI ont cessé la grève de la faim.- Les cinq membres de Groupe d'action révolutionnaire internationnalistes (GARI), MM. Michel Camilleri, Raymond Delgado, Mario Ines, Jean-Michel Martinez, Victor Menrique et Jean-Marc Rovillan, inculpés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et incarcérés à la santé, ont interrompu leur grève de la faim qu'ils avaient commencé le 27 décembre dernier. Ils ont en effet obtenu satisfaction de leurs revendications : repas en commun, réunion libre et une heure de parloir par jour. (Le Monde du 9 janvier). ; Le Monde - 15 février 1975 -